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Mobilités maritimes : le Morbihan lance sa filière de navigation décarbonée

Selon meretmarine.com, trois intercommunalités du Morbihan — Golfe du Morbihan-Vannes agglomération, Auray Quiberon Terre Atlantique et Arc Sud Bretagne — ont annoncé mercredi 16 septembre le…

mis à jour 17 septembre 2026

Mobilités maritimes : le Morbihan lance sa filière de navigation décarbonée

Selon meretmarine.com, trois intercommunalités du Morbihan — Golfe du Morbihan-Vannes agglomération, Auray Quiberon Terre Atlantique et Arc Sud Bretagne — ont annoncé mercredi 16 septembre le lancement d'une filière commune dédiée aux mobilités nautiques et maritimes décarbonées. Derrière ce mot un peu technique, une réalité qui touchera bientôt le marcheur: la façon dont vous traverserez le Golfe, dont vous accosterez sur l'Île aux Moines ou longerez la presqu'île de Quiberon se prépare à changer de moteur. Une dizaine d'entreprises locales, tournées vers la propulsion électrique et vélique, sont déjà dans la boucle.

Le terreau existe, et il est morbihannais

Sur la table des discussions, des noms que vous croiserez peut-être sans les connaître: Multiplast et son usine de mâts SolidSail, Switch et ses navires électriques, Wisamo (système vélique du groupe Michelin), Passeur des Iles et son Pass Avel à propulsion voile-électrique, HyG Motors, Naviwatt, VPLP, Sailcoop pour le transport de passagers à la voile. La filière veut couvrir toute la chaîne — propulsion électrique et vélique, architecture navale, matériaux composites, technologies sous-marines, transport de passagers, bateaux de travail, plaisance. Bref, tout ce qui flotte, rame ou file entre Vannes, Auray et la rivière d'Étel.

David Robo, maire de Vannes et président de GMVA, l'a dit en rappelant que le Golfe est « un territoire fragile et assez génial » où l'on peut « inventer une autre façon de naviguer ». Gildas Olivier, dirigeant de Switch, a appelé de son côté à « être ambitieux » et à viser une portée « nationale, voire européenne ».

Ce que ça change pour vos pas sur le sentier

Pour vous, randonneur au long cours ou simple marcheur du dimanche, l'enjeu se traduit en gestes très simples. La décarbonation du maritime, c'est d'abord des bateaux plus silencieux qui s'approchent des côtes — donc moins de ronronnement de moteur quand vous attendez la navette, et plus de chances d'observer les oiseaux depuis la pointe de Kerpenhir au lever du jour. C'est aussi, à terme, des liaisons régulières à la voile ou à l'électricité pour rejoindre îles et presqu'îles sans dépendre du thermique. De quoi refaire le GR 34 avec, en prime, un autre goût d'iode sur les traversées.

Une mesure concrète a été évoquée: faciliter l'octroi de places de port ou de mouillages aux bateaux à propulsion électrique. Concrètement, de nouvelles possibilités d'accostage pourraient apparaître sur vos itinéraires — avec, à la clé, des points de ravitaillement ou de halte que vous ne soupçonnez pas encore.

Trois ans pour voir venir

Les partenaires se donnent trois ans pour structurer la filière. Un coordinateur va être recruté, mission confiée à la Technopole VIPE basée à Vannes, pour fédérer les entreprises et rendre le bassin plus visible. D'ici là? Gardez un œil, d'ici l'été 2027, sur les horaires des navettes vers l'Île aux Moines, sur l'arrivée éventuelle de nouveaux opérateurs à la voile depuis la gare maritime de Vannes, et sur les ports de la rivière d'Étel susceptibles d'accueillir des expérimentations. Le Golfe se prépare à devenir un laboratoire à ciel ouvert — autant en profiter pour rechausser les chaussures de marche.